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Cet article donne une chronologie commentée du statut de la femme ; l'article est également relié à l'histoire des femmes.

Manifestation de suffragettes dans la ville de New York, le 6 mai 1912 - spécificité du sujet dans le milieu universitaire américain : voir Gender Studies.

Sommaire

modifier Antiquité

modifier Égypte

Aline, portrait funéraire du Fayoum

On n'a que peu d'informations sur la vie quotidienne des femmes et de leur statut dans l'Égypte ancienne. Comme dans toutes les civilisations antiques, il y eut quelques souveraines ou régentes qui parvinrent à règner, telles Nitocratis ou Hatchepsout. Certaines semblent avoir joué un certain rôle politique à côté du pharaon, comme Néfertiti, qui disparait de la scène assez mystérieusement. La vie de la Grande épouse royale, telle celle de Néfertari ou Isisnofret, épouses de Ramsès II, est assez bien connue, mais leur rôle politique était limité à la représentation. En général, leur fonction se limitait à assurer une descendance et à gérer les activités du Harem Royal, dont les Égyptiens semblent avoir été les inventeurs.

Certains amateurs de l'Égypte ancienne fantasment une société qui n'a jamais existé. (Et il en va de même pour toutes les périodes de l'histoire, où les études spécifiques au monde féminin sont relativement récentes). Pour contrebalancer certains écrits hagiographiques, mentionnons que :

modifier Perse

Icône de détail Article détaillé : Femme iranienne.
Une mosaïque de l’ère Sassanide déterrée à Bishapur. Certaines mosaïques représentaient des femmes dévêtues. Celle-ci est conservée au Louvre.

Il est un fait indiscutable qu’à Persépolis, où la pierre conserve l’Histoire de la Perse antique, que les femmes sont absentes. Comme une grande partie de Persépolis et plus particulièrement les intérieurs ont été détruits par Alexandre le Grand et par le temps, certains chercheurs pensent qu’il est possible que certaines de ces parties aient pu représenter des femmes. Cependant il y a de nombreux autres exemples de pierres ayant préservé la figure de femmes de la Perse antique.

D’un autre coté, les femmes ont joué un rôle important dans la vie quotidienne sous la dynastie Achéménide. Elles travaillaient au côté des hommes dans les ateliers et y recevaient le même salaire qu’eux. Les femmes de haute naissance avaient même une influence sur les affaires de l’Etat. Les femmes membres de la famille royale possédaient leurs propres domaines, et nombre de documents parvenus jusqu’à nous témoignent de leur implication dans la gestion des affaires : des lettres sur l’acheminement du grain, du vin, et des animaux jusqu’au palais depuis des possessions lointaines. Par exemple, les seules limites à l’autorité de la reine douairière étaient fixées par le souverain lui-même. De telles coutumes persistèrent jusqu’à l’empire sassanide, avec moins d’importance cependant. Purandokht, qui était la fille du roi Khosrau II gouverna l’empire perse durant presque deux ans avant d’abdiquer. À cette époque, le plus haut rang féminin était tenu par la mère du roi, puis la mère du prince héritier et enfin les filles et sœurs du roi.

Les femmes qui n'étaient pas de condition noble disposaient d'une certaine indépendance économique: elles avaient le droit de travailler (certains métiers étaient autorisés aux deux sexes et d'autres étaient réservés), de posséder des propriétés et de les vendre et étaient elles-aussi obligées de payer des impôts. Des découvertes archéologiques ont même montré l'existence de femmes qui étaient chef d'entreprises ou de certaines autres qui avaient atteint des postes militaires de haut rang.

Les historiens pensent que c’est en fait Cyrus le Grand qui, dix siècles avant l’Islam, a établi la coutume de couvrir les femmes afin de protéger leur chasteté. D’après cette théorie, le voile est ainsi passé des Achéménides aux Séleucides. Ceux-ci l’ont, à leur tour, transmis aux Byzantins d’où les conquérants arabes l’ont adopté, le répandant à travers le monde arabe. Ceci dit, le voile est omniprésent dans le monde méditerranéen : les femmes grecques mariées se doivent de porter un voile sur leurs cheveux, la Bible impose la même obligation aux épouses légitimes. La chevelure visible est le signe des prostituées (cf Marie-Madeleine lavant avec ses cheveux, instrument de son péché et de sa rédemption, les pieds du Christ).

modifier Rome

Les Romaines étaient juridiquement assimilées à d'éternelles mineures et soumises toute leur vie durant à l'autorité d'un tuteur, leur père puis leur mari. La patria potesta qui donne droit de vie ou de mort au pater familias sur tous les membres de sa famille fut réduite au IIe siècle avant J.-C. puis supprimée au IIe siècle après J.-C. Les Romaines jouirent d'un statut moins draconien que les Grecques. Elles avaient par exemple libre accès aux stades, théâtres et autres lieux publics. La liberté de mœurs qu'elles eurent à l'époque impériale reflète davantage l'oisiveté dont bénéficiaient les femmes de l'aristocratie qu'une réelle liberté du point de vue juridique; le divorce existait mais avait un tout autre sens qu'aujourd'hui. Les femmes d'Étrurie furent certainement celles qui, dans l'antiquité, eurent relativement le plus de liberté, et le statut le moins contraignant. Ceci était très mal vu des Grecs et des Romains avant que l'Étrurie ne devienne province romaine.

modifier L'influence du christianisme naissant

patriarcat sociologique et patriarcat chrétien : Dieu est masculin, nous dit l'image.

Les chrétiens renoncent au rite de la circoncision, réservé aux hommes, et adoptent le baptême, identique pour les deux sexes.

Mon bichon Pour juger de l’attitude du Prophète Mahomet, vis-à-vis de la femme musulmane, force nous est de situer le problème dans le cadre bien limité où évoluait le « féminisme » au VIIe siècle (ap. J.-C.). La position de l’Islam à l’égard de la femme s’avère, d’autant plus méritoire qu’il a fait éclaté les régimes rigides et iniques qui assimilaient, volontiers, le sexe faible à du vil bétail.

Le Coran justifie les lourdes charges familiales, qui incombent à l’époux ; il ne s’agit nullement d’infériorité inhérente à la nature même de la femme. La double part reconnue à l’homme, dans l’héritage, s’explique, aussi, par les obligations exceptionnelles auxquelles l’homme est astreint, alors que l’exemption de la femme est totale, quel que soit son degré d’opulence. Le mariage impose au mari l’entretien de son épouse ; cet entretien comporte son habillement, son habitation, son alimentation, la fourniture du nécessaire de toilette et d’une domestique, pour l’aider dans le ménage.

Sous l’égide de la foi nouvelle, l’élément féminin put reconquérir, dés le début, ses droits, systématiquement méconnus, à la fois, par le monde romain et par le monde bédouin. La femme fut élevée au rang de maîtresse de foyer, jouissant, pleinement, des droits personnels et successoraux, dont elle demeura, longtemps, privée.

De simple « res » qu’elle était, bassement assimilée aux objets mobiliers, elle devint juridiquement « l’égale de l’homme », selon la propre expression du Prophète.

L’interdiction, faite par l’Islam, d’enterrer les filles (vivantes) à la naissance. C’était une pratique répandue avant l’apparition de l’Islam et que le texte interdit de manière formelle et définitive. La punition qui accompagne l’interdiction est forte, cela veut dire que l’acte désormais prohibé était très répandu. Les femmes disposaient de plus de droits que les hommes et étaient plus libres et indépendantes qu’eux, et pourtant, les filles étaient enterrées vivantes à la naissance, considérées comme inutiles.

La femme arabe sut profiter de l’esprit libéral du législateur musulman. Dès les premières décennies de l’ère hégirienne, elle put s’imposer, par sa large et efficace participation, à côté de l’homme, dans la vie culturelle et sociale de la communauté musulmane. Aïcha, fille du 1er Khalif et épouse du Prophète, dut être élevée, selon les nouveaux principes et réaliser l’idéal de la femme ; à moins de 20 ans, sa profonde érudition fit d’elle une des plus brillantes figures de l’époque : les grands compagnons du Prophète venaient la consulter sur les questions juridiques, historiques, littéraires et même médicales.

Désormais, le champ d’action culturel de la femme s’élargit, de plus en plus. Déjà, Oum Derda, donnait dans la Mosquée de Jérusalem des cours publics, auxquels assistait l’Emir Omeyade Soleïman. Chafii, chef d’un des quatre écoles de l’Islam, était le disciple de la célèbre Noufissa, maîtresse de conférences au Caire. Ibn Hajar, un des célèbres imams de l’Islam, sera formé , avec cinquante de ses condisciples, à l’école d’Aïcha El Hanbalia, ainsi qu’à celle de Zaïneb, auteur de traités, en droit et en Hadith.

Dans ses œuvres biographiques, Ibn Hajar cite plus de quinze cent femmes, parmi lesquelles figurent des juristes et des « savantes ». Assakhaoui consacre tout un volume aux intellectuelles du IXe siècle de l’hégire, dont plusieurs, originaires de Fés. Assouyouty réserve son Nozhah à la biographique de trente sept poétesses. Ibn Assakir fut le disciple de 81 femmes « âlem » (Savantes), ainsi qu’ Eddhahabi, lequel préfère la femme traditionniste qui serait plus scrupuleuse dans son objectivité et son sérieux scientifique que son collègue du sexe masculin.

A toute époque, la femme musulmane a donné la preuve de son efficience intellectuelle. Certaines des plus grandes figures de l’Islam, comme Ibn Khallikan, El Baghdadi, Ezzamakhchari, Ibn Hajar et autres, doivent une bonne partie de leur notoriété scientifique à leurs contemporaines. La mort d’Oum El Khaïr, grande spécialiste des traditions prophétiques, marqua - d’après Ibn El Imad - le déclin de cette science pour longtemps. Les conférences d’Ouneïda réunissaient cinq cents auditeurs des deux sexes (6) - Rouqeyya, petite Fille d’Ibn Mazraà, passait pour être - d’après Essafadi - la plus célèbre traditioniste de son temps, en Égypte, Syrie et Médine.

modifier Moyen Âge

À la chute de l'empire romain, la condition de la femme évolue avec l'arrivée des coutumes des peuples envahisseurs.

Peu à peu, les contrats écrits disparaissent au profit de mariages devant témoins. L'Église réprime progressivement les abus les plus criants, interdisant le rapt, interdisant au maître de souiller une esclave vierge, au père d'abuser de la fiancée de son fils et de partager la couche de la mère et de la fille. L'obsession est de mettre fin à l'inceste, qui s'était largement répandu.

En 757, le capitulaire de Compiègne stipule (article 10) : "Si quelqu'un s'étant marié, trouve que sa femme n'est pas vierge, il a le droit de la renvoyer et de prendre une autre femme, mais si celui-ci-ci n'est pas vierge, il ne pourra la renvoyer car lui non plus ne l'est pas ayant connu sa première femme".

La légende du Concile de Mâcon veut que l'existence d'une âme chez la femme ait été discutée lors d'un concile: il s'agissait en réalité de clarifier la distinction entre les termes homo (être humain) et vir (homme mâle), ce qui fut fait.

La condition féminine est à peu près la même dans toute la chrétienté.

Les mariages sont en général arrangés dans toutes les classes sociales comme dans l'Antiquité. Majeures dès l’âge de douze ans, c'est à partir de cet âge qu'on les marie. En théorie, elles peuvent gérer leurs biens et certaines, les veuves, notamment, ont le droit de vote aux États Généraux ou aux élections locales. Dans certains cas, elles sont même éligibles. De très nombreux métiers leur sont accessibles.

modifier Époque moderne

1622 - France

XVIIe siècle-XVIIIe siècle - France

1788-1789 - France

modifier Époque contemporaine

modifier La Révolution française : avancées et reflux

modifier XIXe siècle : « Égalité, j'écris ton nom… »

Au XIXe siècle, la discrimination sexuelle maintient des rôles stéréotypés envers la domesticité : liée à généralisation de la société bourgeoise occidentale, la figure de la soubrette devient incontournable dans les vaudevilles qui font la satire des moeurs de ladite « bonne société ».


vers 1860 - Royaume-Uni : les suffragettes britanniques commencent à mener un combat d'envergure pour obtenir le droit de vote.

modifier XXe siècle : femmes dans le siècle

Durant la guerre les femmes ont accédé à des postes de travail dans les usines pour soutenir l'effort de guerre.

modifier Les années 1970
1979 : Margaret Thatcher, la Dame de Fer, prend les rènes du gouvernement britannique. Première femme devenue premier ministre d'un pays d'Europe occidentale, ici avec Ronald Reagan; leur politique sera assimilée à une révolution conservatrice.
Femme afghane portant un enfant - photo prise dans la province du Parwan, Afghanistan.

modifier XXIe siècle

modifier Notes

modifier Voir aussi

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modifier Liens externes


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