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Mercredi 27 août 2008 Heinrich Friedrich Karl Reichsfreiherr vom und zum Stein (né le 25 octobre 1757 à Nassau - mort le 29 juin 1831 à Cappenberg) est un homme d'État et un réformateur prussien. Après avoir fait ses premières armes dans les mines de la Ruhr et dans l'administration des provinces prussiennes de l'ouest, Stein devient ministre de l'Économie et des Finances à Berlin. Avec Karl August von Hardenberg, il est le principal acteur des réformes prussiennes mises en place après le Traité de Tilsit de 1807. Après la défaite prussienne de 1806, Stein puis Hardenberg après lui vont réformer en profondeur le pays. Stein met en place deux réformes qui serviront de base aux suivantes : l'Édit d'octobre 1807 qui libère les paysans, permet à chacun de choisir sa profession et libéralise les terres et la Städterordnung de 1808 qui introduit le principe d'auto-administration dans les villes. Stein cherche à impliquer les citoyens dans les affaires de l'État et remédier à ce que Joseph Rovan appelle « un divorce néfaste entre l'État et la société ». Forcé à la démission à cause de ses positions anti-napoléoniennes, il part en exil en 1808 pour devenir conseiller du tsar russe Alexandre Ier en 1812. Pendant les guerres napoléoniennes, Stein dirige le Département central d’Administration temporaire. Ses opinions sur la nouvelle organisation des États allemands lors du Congrès de Vienne restent sans effet. Stein ne joue d'ailleurs par la suite plus aucun rôle politique important mais continue à observer la vie politique tout en essayant d'en influencer les acteurs en prenant contact avec eux ou en rédigeant des mémoires. En tant que cofondateur important de la Monumenta Germaniae Historica, Stein joue un rôle durable dans le développement de l'histoire médiévale en Allemagne. À la fin de sa vie, Stein représente en tant que Landtagsmarschall les privilèges de la noblesse. Lundi 25 août 2008 Philibert Tsiranana (1910?-1978), fut le premier président de Madagascar de 1959 à 1972. Pendant douze ans, la République de Tsiranana a connu une stabilité institutionnelle qui tranchait face aux troubles politiques qui secouaient l’Afrique francophone à la même époque. Cette particularité participa à la construction de sa popularité, attribuant à Philibert Tsiranana une réputation d'homme d’État remarquable. En comparaison des autres pays en voie de développement, son bilan est honorable : Madagascar connaissait une démocratie restreinte, et l’économie progressait lentement en suivant la voie d'un socialisme pragmatique. Madagascar se vit ainsi attribuer le surnom d’« Ile heureuse ». Usé sur le plan physique et politique, la fin de son manda est plus mitigé. L'image populaire d'un bienveillant maître d’école qu'il affichait publiquement, dissimulait aussi une grande fermeté, voire un penchant pour l’autoritarisme. Il demeure toutefois une figure politique malgache de premier plan et reste connu dans son pays comme le « Père de l’indépendance ». Samedi 22 août 2008 Le cinéma sonore allie images en mouvement et son. Il convient de distinguer cette expression de celle de cinéma parlant, qui n'est qu'une composante du cinéma sonore. En effet, la sonorisation n'est pas toujours passée par la parole, notamment à ses débuts. En outre, le cinéma sonore n'est pas strictement opposé au cinéma muet. En effet, dès les premiers temps du cinéma, même si les films étaient intrinsèquement muets, leur projection était souvent accompagnée de sons : bruitages réalisés en direct, bonimenteurs, systèmes expérimentaux de synchronisation sur disque, musiciens d'accompagnement … Le cinéma comme art était donc souvent sonore. D'autre part, les débuts du cinéma sonore au sens strict consistèrent parfois à rajouter du son à des films autrefois muets, pour leur redonner vie. La première projection publique d'un film parlant a eu lieu à Paris, en 1900. Cependant, il a fallu attendre plusieurs années pour que la synchronisation devienne concluante et soit commercialisée. Ainsi, la première projection commerciale eut lieu à New York, en avril 1923. Après l'introduction du son, des films incluant un dialogue furent tournés, aussi connus sous le nom de « talkies », dont Le Chanteur de jazz sorti en octobre 1927. Talkies est une expression populaire américaine, à consonance péjorative ; elle désigne, encore aujourd'hui, les premiers films parlants, quand la technique rudimentaire rendait ceux-ci maladroits et bavards : Stanley Donen a d'ailleurs représenté cet aspect du cinéma sonore dans son film Chantons sous la pluie, sorti en 1952. Au début des années 1930, les films parlants bénéficièrent d'un succès mondial. Aux États-Unis, ils ont aidé le cinéma hollywoodien à garder sa position de premier cinéma commercial et culturel mondial. Cependant, en Europe et à un degré moindre, dans le reste du monde, ce cinéma fut reçu avec méfiance par les réalisateurs et les critiques qui craignaient alors que le dialogue ne devienne le centre du film, délaissant l'aspect esthétique de l'image. Vendredi 22 août 2008 Les rois d'Arménie de la dynastie artaxiade (les Artaxiades, en arménien Արտաշեսյաններ) ont régné sur ce royaume d'environ 189 av. J.-C. à environ 12 apr. J.-C. Sous cette dynastie, le pays subit deux influences majeures : une influence perse, qui poursuit son action, et une influence hellénistique croissante ; il s'ouvre en outre au commerce international. Sous l'un des rois artaxiades, Tigrane II, l'Arménie va connaître son expansion maximale, avant de devenir un enjeu, sous ses successeurs, entre Parthes et Romains. À la fin de cette dynastie, au début de l'ère chrétienne, le royaume est proche de l'anarchie et sera pendant plusieurs décennies gouverné par des souverains étrangers, avant de connaître l'avènement d'une nouvelle dynastie, la dynastie arsacide. À la différence de certains de ses membres, la dynastie artaxiade se caractérise par une historiographie peu développée. Elle est en même temps considérée par la République d'Arménie comme une des quatre dynasties historiques arméniennes et figure à ce titre sur ses armoiries. Georges de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg (en grec moderne : Πρίγκιπας Γεώργιος της Ελλάδας, Geórgios tis Elládas), prince de Grèce et de Danemark, est né le 24 juin 1869 à Corfou, en Grèce, et est décédé le 25 novembre 1957 à Saint-Cloud, près de Paris. Il est membre de la famille royale hellène et gouverneur de la Crète autonome. Deuxième fils du roi Georges Ier de Grèce, le prince joue, dans sa jeunesse, un rôle politique et social assez important dans son pays. Après avoir suivi une formation dans les marines danoise et russe, il participe activement à l’organisation des Jeux olympiques d’Athènes de 1896 puis devient le premier gouverneur de la Crète autonome entre 1897 et 1906. Opposé à l’homme politique crétois Eleftherios Venizelos, il ne parvient pas à réaliser l’enosis et doit renoncer au poste de haut-commissaire de l’île, ce qu'il considère comme un échec personnel. En conséquence, le prince Georges renonce à toute activité politique et s’installe en France, où il épouse Marie Bonaparte. Il profite cependant de son séjour à Paris pour jouer le rôle d’ambassadeur officieux de la Grèce. Pendant la Première Guerre mondiale, il essaie ainsi de profiter de ses liens avec l’Entente pour obtenir de larges compensations territoriales à son pays en échange de son entrée en guerre auprès des alliés. Cependant, sa médiation est un échec et le roi Constantin Ier de Grèce préfère la neutralité. En 1917, les liens de Georges et de son épouse avec Aristide Briand en font un temps les candidats de l’Entente pour remplacer sur le trône de Grèce Constantin, déposé par les alliés. Cependant, Georges ne convoitant pas le trône hellène, c’est l’un de ses neveux qui monte sur ce dernier. À partir de 1925, la vie du prince est largement bouleversée par la rencontre de son épouse avec Sigmund Freud et la psychanalyse. C’est désormais Marie Bonaparte qui oriente la vie du couple princier, même si Georges continue d'accomplir ponctuellement des missions de représentation officielle pour la Grèce jusqu’à sa mort. |
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